Un récit de voyage à l'île Verte

Que de souvenirs ...

Mes ancêtres, les Lévesque et les Lafrance ont participé à bâtir ce petit paradis isolé de la vie moderne. Il ont connu les tempêtes hiver, été, automne et printemps. Les naufrages, les pêches miraculeuses et quand la saison était bonne les boucaneries et les salines étaient remplies à craquer. Même les champs de terre pauvre étaient engraissés du surplus de la pêche.

Quand je retourne à l`île, je retrouve mes bonnes vieilles expressions :  bélugas  (marsoin), bihoreau gris(kouak), petit garrot(sac à plomb), terre à marrée basse (bature) et bien d`autres. 

Oui, que de souvenirs les traversées en ``snow`` l`hiver et en ``chalant`` l`été. Couper la brume au couteau comme disaient les vieux. La brume, le pire ennemi des habitants de l`île.

 

Récits de voyages

Et quand le vent de nordest se levait, on voyait les moutons blancs rouler sur le fleuve salé du bout d`enbas de l`île.

Oui, grâce à mes grands-parents, parents, oncles et tantes, j`ai eu le privilège de parcourir cette île de 9 milles de long et 1 mille de  large et même de la faire connaître à mes enfants. Quel bel héritage, il faut le conserver intact. Pour moi mes ancêtres ont connus la vie dure mais ça en valait la peine. Protégeons cet héritage. 

J`aurais beaucoup encore à raconter, se sont les plus beaux souvenirs de mon enfance. Merci à ma famille car je peux retourner à la maison de mes grands parents en tout temps et merci pour mes enfants.

Longue vie à la Maison des Roses.

Normand

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