Un premier récit de voyage à l'île Verte
Une première semaine à l'île

Nous: deux couples dans la cinquantaine, familiers avec le Bas St-Laurent, mais c'est notre première visite à l'île Verte. Sur le traversier, déja la vue de l'île qui s'approche et l'ambiance qui règne nous mettent en état de grâces. Le chalet d'un ami qui
nous hébergera pour la semaine est situé sur une partie très
étroite de l'île au Bout-d'en-Bas. Le grand calme!. 

Une heure après notre arrivée, notre première baleine vient nous souhaiter la bienvenue, face au chalet sur la rive nord à environ
150 mètres . Durant cette semaine, nous avons aussi vu des
lièvres, des perdrix, des buses, des canards et deux chevreuils à 
15 mètres du chalet. C'était le matin à 5 h 30; ils y sont demeurés une vingtaine de minutes. On nous a dit que deux orignaux avaient aussi joint l'île à la nage cette semaine. 

Des promenades nous ont permis de se régaler de fruits sauvages variés: bleuets, fraises, mûres, framboises, gadelles et groseilles. Nos visites nous ont conduit au phare, au centre d'interprétation, au quai, à l'église, au cimetière, au Bout-d'en-Haut, à la ferme
des agneaux que l'on nous a fait visiter avec passion.
 

Récits de voyages

Nous nous attendions à une végétation plus aride et avons étés ébahis par la richesse de la flore, par la beauté de la rive, par
les variations subites de température, le beau temps étant prédominant et le mauvais temps poétique. 

J'allais oublier de parler des couleurs de l'île: celles de la mer et du ciel qui à l'occasion se confondent et se subtilisent les unes aux autres, de celles appliquées par le soleil à son lever et son coucher, douces et tendres ou violentes et passionnées, de
celles de ces rosiers sauvages au Bout-d'en-haut ou à l'arrivée
au phare. Ces rosiers que l'on ne retrouve en si grande abondance que sur les rives du Bas-Saint-Laurent.

Nous y reviendrons bientôt; il y a tant de gens à rencontrer. Nous avons aussi comme projet de photographier systématiquement tous les fumoirs de l'île.

Pourquoi le temps passe si vite
sur une île où rien ne presse ?

Juin 1999                        Claudette, Coline, André et Jacques  
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